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Juil 02

Crédit immobilier : la fin des taux fixes

Crédit immobilier : les taux fixes remis en cause par les accords de Bâle

Les prêts immobilier à taux fixe remis en cause

Si vous n’avez pas encore entendu parler des accords de Bâle, ceci va être chose faite à la fin de cet article (si vous y parvenez, 😉 ). Le comité de Bâle est une institution créée dans les années 70 qui a pour objectif de traiter les sujets relatifs à la surveillance des banques et plus généralement de renforcer la sécurité du système financier. Différents accords ont été signés depuis la création de cet organisme. Celui qui nous intéresse aujourd’hui est le n°3 : « Accords de Bâle III ». Les différentes mesures de ces accords prennent effet entre 2012 et 2019. Pour cette année les publications de propositions concernent avant tout l’encadrement du risque de taux d’intérêts. Pour être clair, ces accords risquent de remettre en cause le système français du crédit immobilier tel que nous le connaissons actuellement. En effet la sécurité, apportée par un taux fixe lors de la souscription d’un prêt immobilier, risque bien d’être mise à mal. Voyons le pourquoi du comment en détail.

Les accords de Bâle III menacent les crédits immobilier à taux fixes.

Le système du crédit immobilier à taux fixe est un principe typiquement français qui risque bien d’être remis en cause d’ici la fin de l’année.
En effet, le comité de Bâle projette de publier de nouvelles règles quant à l’appréciation de ce qu’on appelle le risque de taux dans les comptes des organismes bancaires.
Le risque de taux c’est quoi me direz vous. Éh bien, une banque qui propose à ses clients des prêts à taux fixe, refinance ces opérations à taux variable, en se prémunissant contre l’évolution des taux d’intérêt sur les marchés financiers.
Les banques se protègent donc contre un risque : pour faire simple, elles prêtent à 2,50% sur 15 ans aujourd’hui (2 juillet 2014), le risque étant l’envolée des taux de son refinancement, puisque se refinançant sur des périodes beaucoup plus courtes que la durée de votre emprunt.
Ce projet de réforme du risque de taux par le comité de Bâle est conforme aux dispositions déjà prises concernant le durcissement des exigences en terme de fonds propres des banques. Ce renforcement concernait jusque là les portefeuilles de trading des banques, à compter de la fin 2014, cela concernera donc également les portefeuilles bancaires, ou l’on trouve la majorité des crédits.

Le crédit immobilier à taux fixe a-t-il encore de l’avenir ?

Le crédit immobilier à taux fixe est le chouchou des français. Il apporte effectivement une certaine sécurité quant à l’évolution de la situation (personnelle, professionnelle…) des emprunteurs. Il n’est pourtant pas toujours judicieusement conseillé, le prêt à taux variable, permettant un remboursement plus important du capital en début de crédit. Quoi qu’il en soit le prêt immobilier à taux fixe représente environ 85% des encours et plus de 90% des nouvelles souscriptions.
Pour être synthétique : si le comité de Bâle devait estimer d’ici la fin de l’année une révision à la hausse de ce risque de taux, les organismes prêteurs devraient se prémunir d’avantage ou mobiliser plus de fonds propres. Mais cela modifierait en profondeur un système qui pourrait bien évoluer vers ce qui se pratique dans d’autre pays européens tels que la Grande Bretagne et l’Espagne : la vente exclusive de crédits immobilier à taux variables.

Le prêt immobilier à taux variable, un risque pour l’emprunteur ?

Le risque encouru par la banque lors de la souscription d’un prêt à taux fixe, est transféré (en partie) à l’emprunteur pour un crédit à taux variable.
Pourquoi en partie seulement?
Tout simplement parce que des sécurités afin de protéger les emprunteurs sont quand même existantes.
La première d’entre-elles réside dans le plafonnement de l’évolution possible d’un taux variable. On dit que le taux est « capé ». Il ne pourra évoluer que dans certaines limites déterminées à la souscription.
Ensuite, les crédits à taux variable sont indexés sur l’Euribor, qui est le taux de référence des échanges interbancaires. Et comme le précise le site officiel de l’Euribor, historiquement, les emprunteurs à taux variable s’en sortent à meilleur compte que leurs homologues à taux fixe.
Quelles que soient les recommandations du comité de Bâle, le crédit immobilier à taux fixe représente une telle sécurité dans l’esprit des emprunteurs, que les obliger, du jour au lendemain, à bouleverser leurs habitudes pourrait bien amener les discussions et les négociations sur un terrain glissant.
Pour en savoir plus visitez le site ABC Crédits et partagez notre page Facebook, merci.
Wil
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  1. Crédit immobilier : le taux variable ou révisable comment ça marche ? » Blog ABC Crédits

    […] « Crédit immobilier : la fin des taux fixes […]

  2. Transformez votre crédit immobilier à taux variable, en taux fixe, dès maintenant » Blog ABC Crédits

    […] énormes. De là à vous conseiller de ne pas souscrire de taux révisable en ce moment… Le taux fixe quant à lui, pourrait bien être remis en cause dans les mois (années?) à venir, mais pour l’instant il tient bon et représente à l’heure actuelle plus de 90% des […]

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